Église Saint-Vincent de Palmas
Ancienne chapelle du château épiscopal de Palmas, l’église Saint-Vincent conserve des éléments romans et plusieurs témoignages de l’histoire locale.
Repères
- Village : Palmas
- Dédicace : Saint Vincent
- Statut : Monument historique
- Origine : ancienne chapelle du château épiscopal
L’église présente des éléments de différentes époques, témoignant de l’évolution du site au fil des siècles.
Origines et histoire
Le prieuré de Saint-Vincent dépendait de la collation de l’évêque. Celui-ci acquit dès la fin du XIe siècle une partie de la seigneurie des Sévérac grâce à de nombreuses donations.
Au cours de la guerre des Albigeois, l’évêque obtint la garde du château de Palmas, dépendant des comtes de Rodez et, plus lointainement, des comtes de Toulouse.
Le château épiscopal
En 1251, Guy de Sévérac mit le feu au château après un conflit avec l’évêque Vivian de Boyer.
Le château fut rapidement reconstruit et ses fortifications renforcées au milieu du XIIIe siècle.
Aux XIVe et XVe siècles, les évêques firent du château de Palmas leur résidence d’été.
Architecture de l’église
Le chevet roman constitue la partie la plus ancienne de l’église. La nef conserve également des éléments romans remaniés, notamment des piles cylindriques engagées.
Les voûtes cintrées furent refaites au XIXe siècle.
Le clocher et le portail
Le clocher du XIXe siècle est de type « peigne », avec quatre arcades dont une aveugle et une toiture à quatre pans.
Il fut construit sur une ancienne tour du château, probablement plus élevée autrefois.
Le portail du XVIe siècle porte un écu aux armes effacées, probablement celles de l’évêque François d’Estaing.
Décor et mobilier
Le chœur conserve trois tableaux restaurés entre 1992 et 1994 :
– le Christ en croix entre la Vierge et saint Vincent de Saragosse – saint Jean-Baptiste au bord du Jourdain – saint Roch soigné par l’ange
Ces tableaux proviennent du grand retable du maître-autel du XVIIIe siècle, supprimé au XIXe siècle.
Vitraux particuliers
Deux vitraux sont particulièrement originaux car ils représentent des scènes historico-politiques plutôt que religieuses.
L’un montre la réception du roi Charles VII par le clergé et les consuls du château de Palmas.
L’autre représente Bonnaure, maire de Palmas, s’opposant au commissaire de la Révolution venu demander la destruction du clocher.